Le miracle de la fabrication des journaux

Publié le par Maude ML

La mise en page est un art compliqué. Il faut savoir capter l'oeil du lecteur, faire passer un message par l'agencement des images et des textes... Dans la presse, ce travail est généralement réalisé par les maquettistes, à l'aide de logiciels comme QuarkXpress ou Indesign. Voici un petit aperçu des hésitations et des choix auxquels ceux-ci sont confrontés, dans une petite vidéo assez sympa qui permet de mieux comprendre comment sont fabriquées les pages des journaux/magazines. Un aspect essentiel de la presse écrite, mais qui a tendance à disparaître de plus en plus avec l'automatisation de la mise en page : aujourd'hui, notamment en PQR, certains journalistes ne font plus que remplir les "cases" d'une maquette pré-établie qui ne varie jamais.



Lectures parallèles :
- La
fiche-métier du maquettiste de presse sur le site de l'ONISEP.
- Plus d'explications sur le métier de design de presse sur
le site d'une entreprise spécialisée dans ce domaine... miz'enpage.
- Des exemples de travaux et de réflexion sur la maquette des magazines, réalisés en 2005 par les élèves de l'IUT service et réseaux de communication de Bordeaux.



Publié dans Insolite

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F
Bravo pour ton blog, j'ai adoré le lire et il est maintenant dans mes flux. Merci de m'avoir fait dévouvrir cette vidéo que j'adore particulièrement. Bonne chance pour ton avenir.Cordialement, François.
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M
<br /> Merci à toi ! :)<br /> <br /> <br />
D
Bravo d'abord pour ce site. Pourquoi rechercher un boulot quand on est capable de faire ça :) En toute indépendance...Je suis avec intérêt ce que tu (je tutoie car de mon temps en tout cas c'était un peu l'usage) publie. Et je ne suis pas toujours d'accord, ce qui est un plus pour toi. Je relève aussi quelques erreurs de "jeunesse" avec l'envie de trop bien faire dû à une certaine culture de l'objectivité que trop de confrères (jeunes notamment) mettent en avant. Je milite, en vain, pour le parti pris, la subjectivité et un abord de l'info plus gonzo. Mon idée étant que l'objectivité  a été inventé par la droite et les patrons...BastaSur les maquettes et le boulot de SR (que je connais bien vu que mon talent d'écriture n'a jamais sauté aux yeux de personne et qu'en plus je l'ai utilisé souvent de façon disons trop iconoclaste), la PQR différe de ce que tu connais. Chez nous pas de maquettiste. Il ya encores quelques années (j'ai bien dépassé la quarantaine et à pleine vitesse en plus) le SR "dessinait" sa page en fonction de "ses" choix d'infos et la hiérarchisait, choisissait ses illustrations, révisait la copie (relecture, rewrite de dépêche, enrichissement...) puis confiait la réalisation à un technicien (monteur, ouvrier du livre).Les situations économiques, que tes études ont dû te faire découvrir, et l'évolution des techniques ont changé les choses. De nouveaux outils sont apparus : Hermès, Millenium, Aedos... Les techniciens ont disparu (ou disparaissent). Pour en avoir discuté avec des informaticiens et autres graphistes, au delà de l'outil, il y a eu volonté d'imposer des pages types ou fond de page, ces logiciels, ouverts, permettant différentes utilisations.On se retrouve donc à faire de la "maçonnerie" et à boucher des cases avec des infos hiérarchisées à l'avance et formatés par des chefs de services nommés le plus souvent sur leur capacités d'obéissance. Bref on est dans une logique de production de papier imprimé et non plus dans un artisanat. Bien sûr tout le monde se plaint du système : rédacteurs confinés à des espaces inadéquats, SR déresponsabilisés et ne pouvant répondre aux nécessaires évolution de l'info qu'au prix de tours de passe passe pas forcément réussis (quand  on y arrive)... Ce métier devient ainsi alimentaire pour des gens qui voient leur journal s'enfoncer en terme de qualité et aussi de ventes.Mais l'avantage à terme : supprimer une catégorie de personnel, augmenter la production du SR et mieux maitriser l'info est évident pour les dirigeants et actionnaires...Content donc  de voir qu'il y a encore des endroits où la maquette, la page... s'adaptent à l'info et où le SR (avec un maquettiste en plus, le luxe) joue son rôle.Bon courage pour la suite et je continuerais à suivre ce blog très pro (l'idée m'était venu d'en tenir un en parallèlle au boulot mais mes capacités techniques sont trop limitées).PS : ne te laisse pas décourager par les vieux ronchons, l'avenir sera ce que chacun saura en faire
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M
<br /> Bonjour, et merci de ton commentaire si gentil ! Pourquoi chercher un boulot ? Il faut bien vivre... et surtout nourrir la passion. ;)<br /> Pour en revenir à la PQR, en fait je connais un peu... j'ai travaillé 7 mois à la locale du Courrier de l'Ouest, à Angers, ainsi qu'à Vendée Matin, journal aujourd'hui disparu. Je ne connais<br /> évidemment pas ce qui se faisait il y a dix ans, mais pour la situation actuelle, j'ai pu me rendre compte que les maquettistes avaient disparu, et que les logiciels avaient rendu tout cela<br /> automatique : les rédacteurs ne font plus que compléter des cases. Mais je trouve ça dommage, je trouve que l'info gagne vraiment à être disposée de la manière la plus pertinente. Et ça, c'est un<br /> métier, nous sommes d'accord.<br /> A bientôt, et merci encore de ta visite !<br /> <br /> <br />
C
Oh les maquettes toutes faites en PQR, ne m'en parle pas ... Ces magnifiques cases à remplir sous Hermès, ce rouge qui s'affiche quand tu dépasses le nombre de signes, les "tu peux pas m'agrandir/diminuer la photo, j'ai plein de trucs/rien à dire ?", la seule variation vient du fait de la présence ou non de photo ... ah quelle joie !
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