A la découverte de l'écriture radio

Publié le par Maude ML

"Il est 9h00, tout de suite, le journal des étudiants en journalisme." Un jingle, et on se lance.

DSCN0174m.JPGDepuis ce lundi, je participe à ma toute première semaine de session radio, avec sept autres étudiants de l'année spéciale de journalisme (IUT de Tours). Sous la direction de Pierre-Edouard Deldique, journaliste à Radio France Internationale (RFI), et avec l'aide précieuse de Serge et Charlotte, les techniciens de l'IUT, nous nous sommes lancés à l'assaut du journalisme radio.

Jonglage avec les enregistreurs Nagra (Ares-C, BB et P), découpage des dépêches AFP, bricolage sur le logiciel Netia, et surtout, surtout, verbiage au micro... la radio nous réserve tout un programme. Certains automatismes doivent être déconstruits : nous devons réapprendre à parler, réapprendre à écrire.

DSCN0184m.JPG Nous commençons par éplucher les actus chaudes internationales : explosions, sommets politiques, visite d'un colonel chez le président, nouvelles réformes pour l'université... les sujets ne manquent pas.
La radio sur le vif
Avec une pointe de cynisme, nous égrainons
dans nos "flashs" (sujets d'une minute qui résument un fait d'actualité), le nombre de blessés et de morts dans les attentats de la journée. Cette semaine en effet, de l'Irak à l'Algerie, en passant par le Pakistan, l'Inde ou le Liban, les terroristes du monde entier semblaient s'être passé le mot. De quoi vous dégoûter des flashs radio !

DSCN0197m.JPG Alors nous avons réalisé notre propre journal intra-muros, sur l'IUT de Tours (plus local et plus tranquille, tu meurs !). Mais pour quinze minutes de journal à l'antenne, nous avons travaillé tout l'après-midi.
Un journal radio n'est pas aussi simple à réaliser qu'il n'y paraît. Une étudiante-présentatrice, deux reportages en "enrobés" (interview avec commentaire), un son simple et trois "flashs" : tout cela, comme des grands !

"Tu verras, le prochain journal que tu écouteras à la radio, tu l'entendras différemment." En effet, cela n'a pas tardé. A peine rentrée dans ma petite chambre d'étudiante, j'allume la radio pour comparer notre journal de débutants à celui des professionnels. Je traque les petits bruits de bouche, les hésitations et les bafouillages qui nous ont donné tant de mal au micro... mais surtout, j'admire l'apparente aisance et décontraction des journalistes. Avec quelle facilité ils rebondissent sur un thème, répondent au présentateur, et avec quelle présence ils lisent leurs textes comme s'ils s'adressaient à leur auditeur ! Nous avons encore du travail.

"Il est exactement 9h05, votre prochain rendez-vous avec l'actualité à 10h, merci de nous avoir suivi."

Publié dans Ecoles de journalisme

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J
Et oui le métier de journaliste ne s'improvise pas... je suis également passé par là au sein de l'École de Journalisme de Marsille, dont je suis sorti il y a 12 ans !!...Mon avantage, j'avais déjà derrière moi 5-6 ans de présentation d'émissions radio en bénévole dans une radio associative parisienne...Le journalisme, notamment radio est grisant, passer à l'antenne, tenir l'attention des auditeurs uniquementr par la voix, par son rythme, par son intonation, par ses silences, ses respirations...Malheureusement, le journalisme est un des nombnreux secteurs sinistrés en France... trop de candidats, de bizuts-journalistes, sur le marché de l'emploi, chaque année, et trop peu de postes qui se libèrent...Après 10 ans de piges, de CDD ou de CDI vaseux... bien souvent dans des radios commerciales où le FLASH se résume à 2mn pour traiter de l'actu départementale, régionalen nationale et internationale, j'ai jeté l'éponge et me retrouve depuis plus de 2 ans à monter ma structure d'attaché de presse indépendant. Une activité qui me permet de retrouver le temps de la rencontre, de la découverte de l'autre...BON COURAGE...
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M
En effet, il est dur de faire sa place dans le métier, et il faut s'accrocher... c'est déjà le cas pour trouver une place dans une école, ou en stage dans une rédaction : dès le début il faut lutter et ne jamais lâcher. Les seuls survivants du journalisme seront sans doute les plus passionnés, et pourquoi pas les plus fous !